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Développement de l’agriculture au Gabon : Quelle politique pour quels moyens ?
Développement de l’agriculture au Gabon : Quelle politique pour quels moyens ?
Vue d'un jardin de légumes à Libreville
Texte mis à jour le : 08-03-2013 | 3120 lecteurs | 1 Commentaires

Depuis de longues années, le Gabon tente de développer son agriculture et se départir de la dépendance alimentaire extérieure. Dépendance, pour laquelle le pays consent environ 800 milliards de FCFA l’an. Comme bon nombre de pays ayant le souci de diversifier son économie, le Gabon s’est lancé comme défi de relancer ce secteur d’activité qui jadis faisait la fierté du pays. L’objectif étant de permettre au secteur agricole de contribuer à hauteur de 5% dans le Produit Intérieur Brut (PIB) national d’ici quelques années contre 1% à ce jour. Quelle politique et quels moyens sont nécessaires ? C’est l’objet de notre dossier économique de cette semaine.

 

Le Gabon est déterminé à développer son agriculture. Et pour ça, ses gouvernants ne manquent pas d’organiser des opérations de charme en vue d’attirer des investisseurs capables de l’accompagner dans la relance de ce secteur, qui a autrefois fait la fierté du pays.

Depuis de longues années, le secteur agriculture souffre de plusieurs maux, au point que le pays est contraint à faire de sérieuses concessions et d’injecter chaque année environ pas moins de 150 milliards pour l’achat des denrées alimentaires importées.

 

Malgré ces chiffres, le Gabon croit en une possible relance de la filière agricole. C’est pourquoi, le pays s’est engagé depuis près de trois ans sur un vaste chantier. Objectif, relever le défi de l’autosuffisance alimentaire et contré la flambée des prix des denrées alimentaires  qui sévi depuis  2008.

 

Pour ça, le gouvernement gabonais a  annoncé  la création de six fermes agropastorales pour un meilleur approvisionnement du marché local ainsi qu’une baisse substantielle des prix. Elles ont également pour mission de  vulgariser les techniques modernes d’élevage et d’agriculture par une formation et un encadrement adaptés.

 

En outre, le projet muri par le gouvernement prévoit également la construction de villages modernes et de centres sociaux comprenant écoles, centres médicaux, afin de mettre un terme à l’exode rurale ayant occasionné la mort de l’agriculture.

 

En 2010, le gouvernement a injecté dans son programme agricole plus de 38,4 milliards de francs CFA, dont 75% ont été consacrés à l’investissement global. Les projets issus de cette manne financière et s’inscrivant dans le cadre de la politique de dynamisation du secteur agricole ont bénéficié en 2009 d’une enveloppe de 90,5 milliards de FCFA pour cinq ans. Ils ont notamment permis  le lancement du Programme Agricole de Sécurité Alimentaire de Croissance (PASAC).

 

Les efforts du Gabon dans ce sens ne sont pas passés dans les oreilles de sourds. Grâce notamment au Projet d’Appui au Développement des Infrastructures Agricoles pour la Culture du Nérica (PADIACN), soutenu par la Banque Africaine de Développement (BAD), le pays devrait sous peu produire du riz irrigué.

 

Cette culture devrait être pratiquée les provinces de l’Estuaire, du Haut Ogooué, de la Ngounie, de la Nyanga et de l’Ogooué Lolo. Les autres provinces pourraient aussi être concernées si des sites qui répondent aux critères de sélection y sont identifiés, notamment la pratique antérieure de la culture du riz et la proximité de centres urbains pouvant faciliter la commercialisation des produits.

 

Si ces efforts trouvent l’assentiment de certaines organisations internationales, il se trouve que plusieurs raisons entravent le développement de l’agriculture gabonaise. D’abord, le paysage rural gabonais se singularise par son vide humain. L’exode rural accentue ce phénomène, surtout le départ des forces vives vers les villes qui se traduit par une pénurie de main d'œuvre dans les zones rurales.

 

A ces facteurs qui entravent le développement de l’agriculture, s’ajoute le mauvais état des routes et les distances relativement importantes entre les collectivités. Ainsi, l’agriculture qui constitue la principale source de revenus des ruraux (40%) se caractérise par la faiblesse de sa production par rapport aux besoins alimentaires du pays, et les écarts ne cessent de se creuser. La production agricole ne couvre que 35% des besoins en manioc, 31% en banane plantain, 38% en Taro/igname/patate et 0% des besoins en riz.

 

Pour améliorer la sécurité alimentaire et réduire la dépendance alimentaire du pays, le Gouvernement a entrepris plusieurs initiatives. Les principaux projets en cours dans le secteur de l’agriculture vivrière sont le Projet de Développement Agricole et Rural (PDAR) et le Projet d’Appui à la Réhabilitation des Infrastructures Rurales (PARIR). Ces initiatives permettent certes d’accroitre la production agricole, mais ne permettent pas de développer la riziculture.

 

Pour contourner ces obstacles, il serait indispensable d’aménager des périmètres irrigués et accroitre la productivité des terres qui seront induits par l’irrigation et améliorer les techniques culturales. Ces solutions  vont engendrer un gain substantiel au niveau de la diversification et de la production agricole et vont par conséquent renforcer la sécurité alimentaire et réduire la dépendance alimentaire du pays. L’option zéro n’est donc pas acceptable.

 

Toutefois, les activités du projet du gouvernement sont susceptibles d’avoir des impacts positifs et négatifs sur l’environnement biophysique et sur le milieu social. Durant la phase de construction les activités sources d’impact sont : l’installation et la présence de chantiers, et les travaux d’aménagement (déblais/remblais, l’ouverture et l’exploitation des carrières et des zones d’emprunt, etc.). Durant l’exploitation des aménagements les sources d’impact sont : l’entretien des engins et du matériel agricole, l’entretien des canaux d’irrigation et de drainage, et l’exploitation des aménagements.

 

Pour gagner son pari et atteindre l’objectif d’autosuffisance alimentaire, plusieurs investissements chiffrés à des dizaines de milliers de francs, le Gabon devra consentir un peu plus de deux milliards de francs cfa.

 

Somme qui permettra pour le développement de la culture du riz et de faire face aux nombreuses études qui précèdent cette étape.

En effet, le coût global des mesures environnementales est estimé à 580 000 000 FCFA. Il comprend les coûts d’ordre technique, les coûts de Suivi/Évaluation des activités environnementales du Projet et les coûts de renforcement de capacités en termes de formation et de sensibilisation des acteurs.

 

La réalisation des études environnementales et sociales et mise en œuvre des Plan Cadre de Gestion Environnementale et Sociale « PGES » : il est prévu de réaliser des Etudes d’Impact Environnementales et Sociales (EIES), des PGES, des PAR éventuels, et un Plan de lutte Antiparasitaire et de Gestion des Pesticides (PGAP). A cet effet, il s’agira de recruter des consultants pour conduire ces études. Les coûts pour les EIES, PAR, PGES, de même que les coûts de mise en œuvre des PGES sont déjà prévus dans le coût du projet. En plus de ce qui est prévu par le projet, il faudra une provision additionnelle de 20 000 000 FCFA pour l’élaboration du PAGP et une provision de 75 000 000 pour participer au financement des parcs nationaux créés par le Gouvernement.

 

Il est prévu l’établissement d’une situation de référence et mise en place d’une base de données environnementales : Il s’agira de recruter un consultant pour mettre en place cette base environnementale. Une provision de 40 000 000 FCFA permettra de prendre en charge l’établissement d’une situation de référence, la collecte des données, la conception et l’élaboration d’un programme de gestion (alimentation, actualisation, etc.) et la formation du personnel.

 

Ensuite, l’évaluation du coût du suivi : pour le suivi, il est proposé un suivi permanent durant toute la durée du projet, soit un coût annuel de 24 000 000 FCFA par an pendant 5 ans (à raison de 2 millions de FCFA par mois), soit un coût total de 120 000 000 FCFA. Ces coûts comprennent les frais liés au déplacement des agents sur le terrain, aux frais de séjour, perdiem, etc. En plus, le suivi va nécessiter des analyses physicochimiques, biologiques et bactériologiques, toxicologiques et sanitaires, pour une provision estimée à 100 000 000 FCFA (ces coûts sont estimés sur une base d’analyses annuelles de 20 millions, incluant les frais d’analyse, les frais de transport et de séjour des agents sur les sites, l’achat de réactifs et autres matériel et produits de laboratoire). Ainsi le cout global du suivi est évalué à 220 000 000 FCFA.

 

L’estimation du coût des évaluations des PGES à mi-parcours et à la fin du projet, coûterait  20 000 000 FCFA (10 000 000 FCFA par évaluation). Ces coûts comprennent le recrutement de consultant (rémunération et frais de transport et de séjour, en deux phases ; à mi-parcours et à la fin du projet).

 

Est également inclus, la formation sur les directives environnementales : Il s’agira d’organiser deux ateliers (un pour les décideurs et un autre pour les techniciens), qui vont regrouper l’ensemble des acteurs techniques concernés par la mise en œuvre des mesures environnementales. Une provision de 30 000 000 FCFA (15 000 000 FCFA par atelier) permettra : le recrutement d’un consultant formateur, l’élaboration et la diffusion des modules de formation, les frais d’organisation d’atelier (salle, matériel et pause-déjeuner) et les frais de transports des participants. L’ONADER pourrait s’appuyer sur la DGEPN assisté d’un consultant international.

 

L’Information et Sensibilisation des producteurs : Il est prévu dans ce chapitre de recruter des ONG nationales pour mener des campagnes d’information et de sensibilisation des populations locales sur la nature des travaux et les enjeux environnementaux et sociaux associés. Une provision de 150 000 000 FCFA devrait permettre de couvrir les sites du projet. Ces coûts comprennent la confection et la diffusion des messages, l’organisation et la tenue des sessions de formation et séances publiques d’information, etc.

 

 L’accompagnement des riziculteurs consistera  à recruter des Consultants spécialisés pour la formation, la structuration et l’encadrement des riziculteurs pour qu’ils puissent continuer à produire du riz après le projet. Les coûts de ces activités d’accompagnement seront pris en charge par la composante 3 du projet (appui à la production).

 

Enfin, dans le cadre de l’évaluation des impacts cumulatifs, il est prévu de recruter un consultant individuel spécialisé en évaluation des impacts cumulatifs pour un niveau d’effort de 1,5 hommes x mois. Des Consultants spécialisés pour la formation, la structuration et l’encadrement des riziculteurs Le coût est estimé à 25 000 000 FCFA.

 

Le défi est certes grand mais pas impossible. Une réelle volonté politique s’impose pour atteindre les résultats escomptés.

 

 copyright:nouvellesdugabon.com



Source : http://www.nouvellesdugabon.com
 
1 Commentaires
Posté par teddy obame le 29-05-2013 à 11:18:26 | Gabon
les autorites gabonaises font des efforts considerables en vu de rehausser le secteur agricole. Malheureusement, certains projets agricoles annonces n\'ont jamais vu le jour.
 
 
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